It took me weeks to hand over my credit card number to my travel agent so she could book my flight to Lebanon. The situation in the country being highly volatile, I wanted to wait until the last minute to decide whether or not I would embark on this ambitious journey. By the beginning of February, after carefully monitoring the pulse of the country, I was set on taking off on the 14th, until a friend of mine reminded me what that day symbolized.
Unlike for most in North America, in Lebanon, February 14 is no longer a day to celebrate love but rather a day that is synonymous with hostility and schism. In 2005, Rafik Hariri, Lebanon’s then prime minister, often credited with the country’s reconstruction after the civil war, was killed by a car bomb. Because many believed this assassination was orchestrated by Syria, it sparked a anti-Syrian movement that demanded the end of Syrian involvement in Lebanese politics. Thus, the rampant division between pro and anti Syrian groups was brought to the surface; a split that has significantly contributed to the current political deadlock. Three years later, Lebanese were set to take the streets again to commemorate the death of Hariri and show their support for a united Lebanon. Although the gathering was meant to be peaceful, it could have led to violent clashes or at least seriously disturb traffic. Following the advice of my friend I delayed my trip by 2 days.
Friends are not always right (although they have the best intentions in mind), but this time I was glad I listened. Not only did the commemoration attract tens of thousands of supporters (a million according to the organizers) but only a few miles away , Hezbollah and its followers, described as pro-Syrian, were congregating to mourn one of their leader killed by a car bomb a few days earlier. It does not take an International Relations degree to understand how “explosive” (to cite the BBC) this situation was.
Although, as expected, traffic was considerably delayed, there was no reported violence and I sighted with relief, so did many Lebanese. Knowing that such a highly charged day, with rivals assembled in incredibly large groups to honour their martyrs and only a few steps apart, could go on “peacefully” revives a little hope for the political future of the country. It may be long before all can agree, but for now, it seems like factional violence can be avoided. It may not be love, but at least, this Valentine’s day, Lebanon did not break up.
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Il m’a fallu des semaines pour finaliser l’achat de mon billet d’avion pour le Liban. La situation dans laquelle est plongée le pays étant très instable, je voulais attendre jusqu’à la dernière minute avant d’aller de l’avant avec mon voyage plutôt ambitieux. Au début du mois de février, après avoir surveiller les nouvelles Libanaise avec une attention particulière, j’étais prête à prendre mon envol le 14. Une copine, s’exclamant en apprenant la date choisie, me recommanda de déplacer mon vol de quelques jours.
Contrairement à la plupart des Américains du Nord, le 14 février, pour les Libanais, ne symbolise pas l’amours, mais plutôt la discorde et l’animosité. En 2005, Rafik Hariri, un ancien premier ministre Libanais reconnu pour avoir activement participer à la reconstruction du pays suite à la guerre civile, a été victime d’un attentat. Puisque plusieurs accusaient la Syrie d’être l’auteure de l’assassinat, un mouvement anti-Syrien est né exigeant la fin de l’ingérence Syrienne dans la vie politique Libanaise. Ainsi, les divisions rampantes entre les groupes s’associant au voisin du Nord tel le Hezbollah et ceux s’opposant à sa présence au pays firent surface; un schisme qui contribue grandement à la présente impasse politique. Trois ans plus tard, les Libanais allaient encore une fois déferler dans les rues pour commémorer l’assassinat d’Hariri et afficher leur soutien pour un pays unifier. Bien que le ralliement se voulait pacifique, les risques de débordements étaient importants, d’où la suggestion de repousser mon envol.
Il arrive que nos amis n’aient pas raison (même s’ils ont les meilleures intentions du monde), mais pour une fois, je suis heureuse d’avoir suivi le conseil qui m’a été donné. Non seulement le rassemblement à la mémoire du premier ministre défunt a attiré des milliers de Libanais (un million selon les organisateurs), mais à quelques kilomètres de là, le Hezbollah commémorait la mort d’un des siens, tué quelques jours plus tôt. Il n’est pas nécessaire de détenir un diplôme en relations internationales pour reconnaître le potentiel « explosif » de cette situation.
Bien que, tel que prédit, le trafic fut considérablement dérangé, les médias et les portes-paroles des partis ne rapportent aucune violence. Savoir que même lors d’une journée aussi chargée émotivement et où des groupes rivaux sont rassemblés en grands nombres, séparés par seulement quelques pas, tout se déroule sans accrochages fait renaître un peu d’espoir. Il risque de s’écouler bien du temps avant que tous s’entendent, mais il semble que la violence entre milices peut être éviter. Il ne s’agit pas d’amour, mais au moins, en ce jour de St-Valentin, le Liban ne s’est pas séparé.
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1 commentaire:
hey Laurence!
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I'm coming to meet you soon too, so hold on!
BTW, those traffic type protests you hear about, you'll notice when you get there that they are often VERY localized, so you might now even know its happening throughout the day!
Otherwise, enjoy meeting new people, different smells, tastes, customs, and even getting scammed.
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